28/05/2005

De la maison au stade...

Nous voilà vite lundi matin... Aujourd'hui, le réveil a sonné à 5h00. J'irai travailler ce matin en train.
 
12h15, stop au boulot! Je gagne la gare de Charleroi-Sud et y prend le train pour rallier Zaventem.
 
J'arrive à l'aéroport. Papa, parti de Namur y est déjà!
 
Nous sommes dans les premiers à nous enregistrer. Un coup d'oeil sur la file derrière nous : la grande majorité des autres passagers seront anglais! Mais pour le moment, ils sont calmes, très calmes!
 
Nous passons directement le contrôle douanier et allons nous installer près de la porte d'embarquement assignée à notre vol. Décollage prévu à 16h45... On se rend vite compte qu'il y aura du retard. Après l'embarquement du vol pour Prague, le guichet reste désepérément vide. Soudain, le panneau d'affichache crépite : retard 20 minutes. Personne pour nous donner la moindre explication. On attend...
 
Le panneau ne changera plus mais c'est avec plus d'une heure de retard que nous décollerons finalement peu après 18h!
 
3h plus tard, nous atterrissons à Istambul. Enfin presque, à Sabiha Gokçen Airport, dans la partie asiatique de la ville.
 
Je sors du hall et me dirige vers les quelques taxis encore présents. En effet, pas de métro ni de bus ici... Des anglais sont déjà en train de monnayer leur trajet : les prix vont de 80 à 140 euros! C'est plus que l'avion !!!
 
Je repars vers l'aéroport et mets papa au courant. Un périple qui commence fort! Nous croisons alors un jeune turc qui, assis à côté de papa dans l'avion parlait français. Je lui demande s'il ne va pas dans le vieil Istambul. Non, il va de l'autre côté de la ville mais devra passer par là. On peut donc l'attendre près de son frère.
 
Nous y allons et faisons plus ample connaissance. Papa, qui a été bénévole à l'UR Namur, demande à un moment donné où ils habitent en Belgique car la tête de celui que nous attendons lui dit quelque chose : et pour cause, il s'agit en fait d'Izzet AKGUL qui évolue aujourd'hui au Sporting de Charleroi et qui est passé auparavant chez Les Merles!
 
Nous arrivons à Sultanahmet peu après 23h. Le taxi nous a ammené tombeau ouvert jusque là,mais dans le noir, on a pas eu trop peur... Nous trouvons assez vite le Paris Hostel qui effectivement n'est pas très cher, mais ne vaut pas plus que son prix !!! Une fois nos bagages dans la chambre nous allons directement au Kirevi, un petit restaurant que nous avons découvert là en décembre 2004 à l'occasion de Besiktas-Standard de Liège. Malgré l'heure tardive, nous y avons encore la possibilité de manger un Marble Steak (steack cuit sur pierre et flambé) : un délice.
 
De retour dans notre chambre, nous tentons, entre les jacassements des mouettes, les portes qui claquent, les cris et chants des couches-tard, de dormir au mieux, ce qui n'est pas gagné d'avance...
 
Le lendemain, nous nous levons difficilement... Pas reposant du tout comme endroit! Nous partons alors déambuller dans la vieille ville : le Grand Bazar, les rues et ruelles commerçantes, un café par-ci, une bière par-là, un peu de marchandage pour le fun mais aussi pour ramener l'un ou l'autre souvenir. Près du Marché aux Epices, un T-shirt à l'effigie des deux finalistes me tape dans l'oeil : 20 YTL. Je fais mine de partir, 15 YTL me dit alors le vendeur. Je continue à m'éloigner, il ne me retient plus... Zut! On repasse quelques minutes après, 5 anglais sont en train de négocier eux-aussi. Rien à faire, ça ne descend pas sous les15 YTL/pièce. Je glisse entre deux d'entre-eux et propose d'en rajouter 2. Yes, ça passe, le vendeur accepte alors de les faires à 10 YTL l'unité!
 
Vers 18h, nous gagnons le Kirevi où nous mangeons encore une fois très très bien. Après cela, nous décidons d'aller jusque Taksim Place en repérage. C'est en effet de là que partiront les navettes pour le stade!
 
La place est déjà prise d'assaut par les supporters anglais. La bière coule à flot et les chants fusent de toutes parts. Nous faisons un tour là pendant une petite heure puis redescendons sur Sultanahmet et allons nous coucher. Dormir, ... Vous savez déjà!
 
Mercredi matin, deux zombies descendent déjeuner... Puis, nous partons à l'aise vers Taksim. En chemin, nous nous arrêtons dans une bijouterie, d'où papa a failli sortir avec un kilo de caviar... pour 850 euros !!!
 
Taksim Place est encore plus rouge qu'hier soir. Papa n'a pas trop envie d'aller dans la foule. Moi, je tiens à y goûter... Nous nous faufilons entre les supporters arborant fièrement leurs couleurs! Ils chantent, faux pour la plupart, avec enthousiasme! Papa n'a pas l'air trop rassuré pourtant, je suis convaincu qu'au milieu des anglais, un supporter de l'AC Milan n'aurait rien à craindre. Pour moi, ils sont bien moins dangereux, malgré leur réputation, que les hollandais, les allemands ou les italiens...
 
Il y a, au départ de la place une grande artère commerçante. La rue Neuve bruxelloise en plus grand. Nous la descendons. En remontant, vers 14h30, nous faisons halte dans un pizzeria. Regagnant ensuite la place, nous arrivons à hauteur d'une librairie où une affichette dit : "We sell final tickets!". On s'arrête là quelques minutes. 4 anglais s'arrêtent et discutent un peu. Un homme arrive alors mais il ne semble pas avoir le nombre suffisant de places. Un autre sort alors du magasin et se met à appeler de son GSM... Les 4 anglais lèvent le camps. Un turc tente bien de le retenir un peu, semblant expliquer que son ami téléphone pour que d'autres tickets arrivent... Rien n'y fait. Pendant ce temps, 4 policiers sont passé par là et aucun d'entre eux n'a levé le petit doigt... Pourtant les autorités turques avaient annoncé que le marché noir serait combattu...
 
Nous regagnons Taksim Place et prenons une des premières navettes. Nous débarquons côté nord (anglais). Il y a déjà beaucoup de monde. Disciplinés, les supporters font la file devant les tentes du merchandising officiel et le stand de vente des programmes. D'un podium nous arrivent quelques tubes classique du rock anglais : les Beatles, Elton John, David Bowie, les Rolling Stones... Les programmes sont sold out, mais j'arrive encore à avoir une écharpe aux couleurs des deux finalistes.
 
Nous faisons alors le tour de ce stade implanté "somewhere in the middle of nowhere" et arrivons dans le secteur sud, réservé aux italiens. Ici l'ambiance est nulle, vraiment nulle... Je trouve un programme sans aucun problème. Nous nous plaçons alors dans la file d'attente pour accèder au stade.
 
2h30 avant le début du match, les grilles s'ouvrent. Enfin, s'entre-ouvent... On rentre au compte-gouttes. Je vous dis pas la poussée...
 
Une fois à l'intérieur de l'enceinte, je me rends à ma place. Quelle horreur! la vue y est en partie bouchée par le grillage. Je me ballade alors d'un bloc à l'autre. Je trouverai pire comme places : une bonne trentaines de sièges sont placés... face à un mur !!! J'ai pu ainsi assister au préparatifs du tifo des milanais. Très fort pour cela les italiens... C'est un autre style que leurs adversaires du jours qui eux n'ont pas besoin qu'on prépare pour eux drapeaux et calicots pour supporter leurs favoris car déjà 2h avant le match, alors qu'ils n'étaient qu'une petite centaine dans le stade, les chants anglais ont retentis...
 
Je suis passé d'un endroit à l'autre et j'ai finalement jeté mon dévolu sur le bloc 351. Italien au départ, il avait viré au rouge-blanc-jaune!
 
Il n'y avait plus qu'à attendre...

22:40 Écrit par Globe-trotter | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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